Nathan
Journal Intime d'un mouilleur de couches.

Grillé en beauté…

Je souhaitais vous faire partager une petite anecdote qui vient de m’arriver…Étant donné qu’elle est toute fraiche, mes souvenirs sont intacts et ma honte encore présente. Après 2 jours de glande et un dimanche matin placé sous le signe du ménage, je me suis bougé le cul et j’ai été prendre un peu le soleil dans une toute petite crique que je connais et où Nathy va souvent avec ses Bébés. C’est une crique très tranquille et il y a rarement beaucoup de monde. Bref, pour cacher ma couche Abena X plus médium agrémentée d’une nécessaire culotte plastique, j’ai opté pour un short échancré. Généralement il est plutôt discret, du moins ne l’ayant jamais essayé en conditions live, je ne pouvais en tirer aucune conclusion hâtive. J’ai bien fait quelques promenades mais en position verticale elle est parfaite.

J’allais bientôt me rendre compte que ce short possède une faille : la position allongée. Je descends donc les marches qui mènent à cette crique et là je m’aperçois qu’il y a quand même un peu de monde…J’hésite un peu avant de tomber le tee shirt car cette saloperie de short a tendance à laisser voir la culotte plastique au niveau de la taille. Je me décide enfin puis je m’allonge afin de profiter un peu de ce soleil breton. Ce n’est qu’au bout d’une demi heure qu’il me semble avoir été repéré par une jeune fille et sa copine. Vu que mon imaginaire est souvent à 2000 pour cent j’opte pour une fausse alerte. Malgré tout je modifie la position de mon sac de plage afin de cacher l’angle de vue. Tout à coup une des filles se lève et semble se diriger vers des gamins qui jouent non loin de moi. Elle revient vers sa copine et lui lance : « Là aussi c’est mouillé ». En fait, de là où elle était je me rends compte qu’elle a une vue plongeante sur l’autre échancrure de mon short. Je sens la honte m’envahir et je ne sais plus trop quoi faire. Elles sont mortes de rire et laissent sous entendre que ces éclats de rire sont dus aux gamins qui jouent (euh là je me sens tout petit)…Le petit jeu a continué encore et la fille est revenu jouer avec les gamins justement en jetant de temps à autre des regards (que j’ai pu discerner) sur l’angle de vue du short qui n’était pas caché…Elle revient ensuite voir sa copine et là elle sont de nouveau morte de rire…Je ne sais plus ou me mettre….Enfin (le comble) elle revient vers les gamins et prend des photos de ces charmants bambins tentant (je suis presque sur) d’immortaliser ce qu’elle voit afin de la faire partager avec son amie….Moi qui croyais ce short à l’épreuve des balles : que Neni

2 mois et demi…

Auront été nécessaire pour arriver enfin à cet état tant rêvé de « Grande pissouserie ». Je passe enfin des nuits calmes sans réveils intempestifs et c’est que du bonheur. Les journées sont aussi au beau fixe. La cicatrisation semble être presque arrivée à son terme, tout comme les grands travaux de rénovation de l’appart dans lesquels je me suis lancé il y à 5 semaines. Plutôt que de rester dans l’attentisme autant occuper mes journées. Vous vous demandiez certainement pourquoi je ne donnais pas de nouvelles…Vous avez enfin la réponse. La nurserie a été totalement refaite à neuf avec l’arrivée d’un meuble bas sous le lit pour stocker les couches et culottes. Un meuble ainsi qu’un petit marche pied dessinés par moi-même et réalisés par un menuisier sur Bordeaux !! Bref je ne me suis pas ennuyé ! Certains se demandent comment je gère la couche culotte avec cette chaleur permanente. En fait je n’ai pas vraiment le choix. Je m’hydrate, donc je change régulièrement mes fesses. C’est aussi simple que cela ! Le short est de rigueur bien évidemment et je dois souvent composer avec les regards amusés des gens que je croise avec des anecdotes qui se multiplient. Avec Nathy nous sommes allés faire des courses à Intermarché récemment et en me penchant sur le panier à courses je n’ai pas remarqué un type qui a montré à ses fils la culotte plastique et la couche qui dépassait du short. Nathy a adoré le spectacle. Un autre jour où un couple de voisin est venu sonner à ma porte. J’ai enfilé rapidement un short échancré mais je n’ai vu qu’après que je l’avais mal mis et que ma couche était bien visible aux échancrures… regard gêné du voisin que je n’ai compris qu’après coup. C’est ça aussi une vie de pisseux, s’habituer progressivement à ces grands moment de solitude où l’on se sent vraiment tout petit. Mes nuits sont maintenant beaucoup plus calmes et je me réveille systématiquement avec la couche trempée. Une petite envie au réveil encore mais c’est rien comparé au début.

Bilan à J+35.

A l’aube de ce 36 ieme jour je dois admettre que l’opération est définitivement un succès total. Encore un peu de fatigue certes et des nuits un peu perturbées mais quel bonheur de se sentir vraiment pisseux. D’ailleurs à ce sujet j’ai eu confirmation par mon urologue que les blocages ressentis parfois sont dus à la cicatrisation. Des blocages de moins en moins présents au fur et à mesure du temps qui passe. Sans rentrer dans les détails techniques disons qu’à un certain stade de la cicatrisation des adhérences se forment à cause d’une substance légèrement gluante : La prostaglandine. Afin de limiter cette dernière je dois prendre de l’ibuprofène; un anti-inflammatoire qui se révèle être très efficace. Ce que je ressens à ce stade? Tout d’abord une libération. Il y a tellement longtemps que j’en rêvais que j’ai encore du mal à réaliser que c’est désormais une réalité quotidienne. Nathy remarque que je suis complètement à l’Ouest en ce moment : Elle a raison. Je profite à fond de cette nouvelle vie et goute avec délectation à cette lente régression. Hier par exemple, j’ai enlevé ma couche trempée et posé mes fesses nues sur le canapé (protégé par une alèse bien entendu). Il y a encore 15 jours, je pouvais rester « propre » environ 5 minutes mais là, au bout de 2 minutes chrono, l’alèse était déjà trempée. Ces petits riens me remplissent de joie. Se reveiller tous les matins avec une couche trempée c’est aussi du pur bonheur. Aller faire des courses en supermarché et sentir le flot de pipi absolument incontrôlable remplir la couche est une expérience à la fois troublante, humiliante et jouissive. Dans ce que je ressens il y a aussi un sentiment de plénitude, de sérénité retrouvée, de paix intérieure. « Pisseux un jour, pisseux toujours ». Cette phrase n’est pas de moi mais de Perla. C’est tellement vrai !!…Dans ma vie j’ai tout d’abord combattu cette « déviance » cette « anormalité ». Puis avec le temps j’ai fini par l’accepter tout en la conservant comme un secret d’état. Je n’étais pas heureux, divisé entre mes amours décomposés et cette singulière illégitime. Je trouvais dans les couches le moyens de décompresser face au stress du monde extérieur. Je suis sans aucun doute atteint du syndrome d’asperger mais celui-ci n’a jamais été diagnostiqué. Une peur panique « des autres » et ma vie n’a été qu’un long combat pour dépasser justement cette phobie. Vous ne le savez sans doute pas mais j’ai bégayé jusque à mes 12 ans et il m’arrive encore de le faire lorsque je suis très fatigué ou bien quand j’ai bu un verre de trop. Ce combat a été aussi celui de l’affirmation de ma différence. Se réaliser sans pour autant se perdre dans une conformité de pensée et d’action. Je peux dire que je suis plutôt fier du chemin parcouru. Désormais l’Acte II (ou III je ne sais plus trop) sera de réussir à dépasser le regard des autres. Vivre le plus naturellement du monde sans me préoccuper que l’on puisse voir ma couche ou savoir que j’en porte une. Un combat qui fera l’objet de posts réguliers sur ce blog.

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