Nathan
Journal Intime d'un mouilleur de couches.

Le Futur se dessine peu à peu…

Avec un zizi qui coule en permanence vous imaginez bien que la couche est obligatoire jour et nuit. Fini les slips de grands et parfois je m’aventure à tenter de jouer aux grands. Ça amuse beaucoup Nathy qui joue parfois à me faire relever des défis impossibles comme tenter de rester propre ne serait-ce q’une petite minute. Une minute c’est rien… mais pour un pisseux comme moi : C’est une éternité. Je dois alors rester debout tout nu et elle observe. Bien sur je ne gagne jamais et au bout de 30 secondes maximum, mon zizi se met à couler. Une sorte de sentiment d’impuissance et de honte face à ce monde adulte désormais inaccessible. Parfois le WE, je réitère cette expérience avec cette une culotte de grand garçon tout en faisant ma toilette de chat. J’enlève ma couche de la nuit puis je me fais une toilette de 5 à 7 minutes chrono, brossage de dent compris. Je vous laisse imaginer l’état de la culotte à la fin du test : mouillée à souhaits !!. Impossible dans ces conditions de pouvoir prétendre au statut de grand. Les nuits sont encore parfois perturbées (du fait de la position allongée), cependant elles sont de bien meilleure qualité..Pas de retour en Tunisie envisagée de ce coté, il faut laisser le temps au temps.
Avec Nathy nous évoquons déjà le futur et la façon dont nous allons maintenant profiter de de cette nouvelle vie. Après ces années de combat acharnés, nous souhaitons maintenant tourner la page de la Tunisie et des opérations à répétitions. Pour commencer sachez que désormais le port du body pour la nuit m’est devenu obligatoire. Sans doute que dans le futur il le deviendra aussi en journée, mais nous n’en sommes pas encore là. Il faut avancer progressivement. En ce qui concerne la garde robe de Nathan, les t-shirts longs et pantalons à braguette sont désormais prohibés. Il n’y a qu’au travail ou cet interdiction est levée. Les pantalons et short à taille élastique ainsi que les t-shirt 14/16ans ou body type polo sont devenus les tenues de tous les jours. Les chaussures aussi sont adaptées. Pas de lacet mais des scratchs et look enfant/ado. Une tenue qui est en adéquation avec cette nouvelle vie. Ces règles de vie ont été décidées avec Nathy et elles se mettent en place naturellement avec le temps. De son coté Nathy me surprend et prend des initiatives qui ne sont pas pour me déplaire. Elle a une bonne amie qu’elle a invité chez moi pour prendre un café. J’étais au travail cet après midi là mais elle m’a tout raconté dans les moindres détails. Tout en prenant le café, Nathy s’est affairée à étendre mes couches et culottes tout juste lavées. La discussion s’est naturellement axée sur mon drôle de handicap et sur la nature de nos relations avec Nathy. Sans rentrer dans les détails ni dévoiler notre intimité, Nathy lui a alors expliqué que j’étais incontinent et que parfois nous nous amusions de ce handicap. De confidence en confidence, Nathy lui a alors expliqué qu’elle me surnommait affectueusement « Mon pisseux ». Elle a été amusé par ce drôle de surnom mais pas choquée outre mesure. Une histoire qui a eu des échos dernièrement car lorsqu’elle a revue son amie, cette dernière lui a demandé comment allait son pisseux …
Un futur donc qui se dessine petit à petit avec sans doute de nouvelles amitiés à la clef. Des amitiés où mon statut de mouilleur de couches ne sera plus tabou.

Bientôt 6 mois…

Depuis ce fameux jour du 29 Avril où je suis officiellement devenu incontinent. Que dire si ce n’est que je commence maintenant à apprécier pleinement ce nouveau statut. Des petits grains de sable sont venus perturber cette lente régression. Le corps humain restant une machine diabolique, les progrès que je notais étaient souvent accompagnées de petits blocages incompréhensibles. Comme ces nuits parfois sont ponctuées de réveils avec des petites envies suffisantes pour me sortir du sommeil. Agaçant, c’est le terme que j’ai bien souvent employé. Laisser le temps au temps, voilà ce que nous nous sommes dit avec Nathy. La formule a toujours fait recette et commence à porter ses fruits en ce qui concerne cette régression tant rêvée. Un des points les plus notable c’est sans nul doute la vessie qui ne se contracte plus comme elle avait l’habitude de le faire (par exemple lorsque je passais de la position allongée à verticale).
Elle est aussi beaucoup moins « douloureuse » qu’il y a encore 1 ou 2 mois. Je mets « douloureuse » entre parenthèse car tout ceci est très relatif. Disons pour être plus précis que je la sens beaucoup moins. Les réveils nocturnes se raréfient et n’ont plus les mêmes symptômes. L’envie est remplacée par une sensation de poids et de gène beaucoup moins dérangeante en fait.
Au quotidien, j’apprécie ces moments où comme aujourd’hui je sens ma couche se remplir inexorablement alors que je passe à la caisse d’Intermarché. Moment de flip ou je prie pour que la couche tienne le flot singulier d’une activité rénale en mode sur vitesse qui passe alors direct des reins à la couche sans rien retenir coté vessie. Petit moment de stress au travail aussi lorsqu’à Midi la couche est déjà pleine et que peine à m’asseoir pour manger de peur de faire des auréoles à mon pantalon. Bref, une vraie vie de pisseux !

Petit Flash Back…

Aujourd’hui je pense pouvoir affirmer que : ça y est ! Je suis enfin devenu incontinent.! Les nuits sont calmes et je dors désormais super bien. Je repense à ces deux années de combat acharné, avec l’aide de Nathy qui ne m’a pas lâché. Sans elle je pense que j’aurai surement jeté l’éponge tant le chemin fut semé d’embuches. Sachez déjà que mon urologue était absolument contre une opération définitive. C’est la raison pour laquelle nous avons procédé par étapes. Tout d’abord l’injection de botox, puis le stent…C’est à partir de là que les choses se sont vraiment compliquées. Le corps médical Français a fait bloc contre ce choix. Devant ces fins de non recevoir, je me suis lancé dans une introspection de 16 pages afin d’y voir un peu plus clair. Le monde psy refusait toujours de me recevoir. Fort heureusement mon urologue a fini par comprendre la réelle nécessité de cette intervention. Je me suis récemment amusé à calculer combien tout cela a couté. Le chiffre est impressionnant : 11 000 euros.! (Bien sur non remboursé par la sécu : et quoi qu’il en soit je n’aurai jamais fait de demande ni accepté un centime de leur part). Mais le plus drôle dans l’histoire c’est que le plus dur ne fut pas de réunir cette somme, mais de convaincre mon urologue. Afin aussi de clarifier les choses: mon urologue ne m’a jamais demandé un seul instant une compensation financière pour ces actes (Mon psy ne m’a jamais cru). Pour convaincre mon urologue j’ai du justement tenter de suivre une psychothérapie avec cet enfoiré. Un type qui a fini par traiter mon urologue de tous les noms (quand j’y repense !!).
Je ne parle pas de cette introspection dans laquelle il y a vu un délire paranoïaque !! je vous laisse vous délecter du courrier que je lui ai envoyé suite à notre dernier entretien (et encore j’ai attendu plus de 15 jours tellement j’étais en rogne).

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