Nathan
Journal Intime d'un mouilleur de couches.

Premier Bilan à J+8…

Un petit post pour vous donner les dernières infos : Au 8ieme jours après passage au bloc opératoire et seulement 5 jours après le retrait de la sonde, je peux affirmer que mon bon docteur a réalisé une prouesse. Les nuits restent encore un peu perturbées du au stress chirurgical et au temps nécessaire à une complète cicatrisation. Je suis hyper confiant car en journée c’est Open Bar dans la couche. Un zizi totalement hors de contrôle et une vie désormais rythmée par les changements de couches. Que du bonheur. Nathy m’a envoyé un texto hier pour me dire que je rayonnais et qu’elle était hyper contente de me voir ainsi…En fait je ne sais pas dissimuler mes sentiments aussi quand je vais bien : ça se voit !
C’est une nouvelle vie qui s’amorce. Une vie où l’adage que j’aime employer prend ici tout sons sens « Si le monde ne ‘adapte pas à toi, c’est à toi de t’adapter au monde ». Au niveau sensation c’est très perturbant et jouissif à la fois. Un mélange de honte, lorsque je sens mon zizi devenir humide et se répandre en sanglots dans la couche sous forme de micros pipis et aussi de fierté car maintenant je n’appartiens définitivement plus à la caste des adultes. Terminé à tout jamais les culottes de grands et place au pants, couches, changes complets et culottes plastiques.
L’été sera chaud et humide !!

Zigounette 2.0…

Ca y est ! Je suis ENFIN équipé en zigounette 2.0. L’intervention a été un succès total. Je n’en reviens toujours pas. Nous avions une petite appréhension après avoir traversé toutes ces épreuves. 2 ans auront été nécessaire pour mener à bien cet objectif. Première injection de botox le 01 Mai 2011 suivi de la pose d’un stent le 07 Aout de la même année. Le 19 Novembre 2012 c’est incision du col vésical et du sphincter strié. Ce que nous ne pouvions pas savoir c’est que la prostate jouerait les prolongations. Une prostate hypertrophiée et un col vésical en béton qui a résisté à cette intervention. Aussi le 29 Avril nous étions quelque peu inquiet du résultat de cet ultime opus. Une complication qui était très certainement déjà présente mais qu’il était impossible de prévoir à l’avance. Coté sensations c’est franchement le pied. C’est pipi dans la couche assis, debout ou couché. Plus aucune résistance sauf ce matin ou j’ai senti un peu ma vessie (ce qui m’a réveillé). C’est une nouvelle vie qui s’amorce et je suis aux anges. La sonde a été retirée Jeudi 02 Novembre à 06h45. En fait, je l’ai (sur les conseils de mon urologue) enlevé moi-même. Puis après un petit déjeuner expéditif nous nous sommes rendu à son cabinet. Après plus d’une heure et demi d’attente, nous avons du quitter précipitamment cette cours des miracle sans avoir pu lui parler en direct. Il avait sans doute eu une urgence le matin et de notre coté le taxi nous attendait pour le transfert vers l’aéroport. Quoi qu’il en soit j’ai été pris en charge par deux charmantes assistantes du bon docteur et j’ai reçu une injection (mélange de diurétique et d’antibiotique) afin de s’assurer que les urines étaient OK. Une fois arrivé à l’aéroport j’ai téléphoné à mon urologue pour m’excuser de ce départ soudain et afin qu’il me conseille sur le modop post opératoire. J’en ai profité bien évidemment pour lui poser les questions d’usage (risques infectieux, surveillance particulière, Taux PSA, sonde dilatation…). Mission accomplie. Le futur sera humide et rythmé par les changement de couches à intervalles réguliers.

En direct Live from Pissouserie

Je pense que vous étiez impatients d’avoir de nos nouvelles. Tout s’est bien passé avec en prime quelques anecdotes rigolotes. L’intervention a été faite le Lundi 29 comme prévu. Prise en charge ultra rapide. Arrivée à la clinique vers 8h45, direction le bloc opératoire à 09h15. L’anesthésie a été faite 10 minutes plus tard et la durée de l’intervention n’a pas excédé 20 minutes. Il s’est rapidement avéré que l’origine du problème (déjà détectée sur l’échographie du matin) était prostatique. Une prostate hypertrophiée avec un col vésical hyper méga tonique. Bref, mon bon docteur a éradiqué le problème et résecté tout ce qui bouchait cette ouverture. Par rapport à l’incision de la dernière fois, cette intervention était bien plus spectaculaire (j’ai pu comme la dernière fois assister en direct live grâce à un écran de contrôle). Première anecdote : on me demande de ne pas tousser et à deux reprises j’ai failli à la règle.
La première fois j’ai pissé sur le collègue de mon chirurgien (ca l’a fait rire) et la seconde fois sur mon chirurgien lui-même (et là du coup il a trouvé ça beaucoup moins drôle). Retour à la chambre vers 10h10 après une mise en observation d’une petite 15 aine de minutes. J’ai du passer la nuit en observation avec 24 heures de drainage intensif de la vessie (pour bien nettoyer tout le bazar). La seconde anecdote c’est Nathy qui me l’a rapporté lorsque qu’elle est revenue en fin d’après midi à la clinique.
Elle arbore un sourire que ce connais bien (genre : « je vais te foutre la honte ») et me dit que la femme de ménage est passée dans la chambre et a tout nettoyé et rangé, y compris la culotte plastique que j’avais laissé le matin. Nathy l’a retrouvé pliée et soigneusement posée sur la baignoire. Que du bonheur ! L’image de gauche montre une infirmière ainsi qu’une aide soignante à mes petits soins pour m’aider à changer ma djellaba (photo de ma nounou qui était morte de rire de me voir ainsi le cul à l’air et la zigounette connectée en réseau au bol de drainage)

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