Nathan
Journal Intime d'un mouilleur de couches.

Effets Jours après jours

Lundi 16 Mai 15 ième jour après injection. Le corps humain est décidément une machine incroyable. Mon corps est en ce moment en train de combattre cette incontinence programmée. Du moins c’est l’avis de mon urologue et je partage son point de vue. La progression est finalement plus lente que je ne l’aurais imaginé. Quoi qu’il en soit il m’est désormais impossible de sortir sans mettre une couche. Les envies me préviennent de moins en moins et sont toujours suivies par le pipi dans la couche. Un sentiment d’impuissance, de résignation. Mélange de honte et de plaisir. Le stress de me demander si la couche ne va pas fuir… Les mictions sont d’environ 300 ml soit le contenu d’un grand verre d’eau. A ce jour je ne peux (enfin c’est ce que je crois) limiter l’importance du flux. Un peu comme si vous pressiez sur un tuyau pour que ça coule moins vite. Mais le résultat est là…La couche trempée et ce dès la matinée. Les nuits sont redevenue pisseuses. Je recourbe le zizi vers l’arrière et j’ai stoppé une médication que m’avais prescrit l’urologue pour aider à l’incontinence. Un alpha-bloquant qui désinhibe le col vésical mais qui par voie de conséquence réduit les contractions du détrusor (muscle qui entoure la vessie)… Comme je vous le disais le système urinaire est d’une complexité incroyable. Le mécanisme de miction l’est aussi tout autant… »Dieu ne joue pas aux dés » (A.Einstein), par contre il semble avoir une passion particulière pour les usines à gaz.!
je stoppe Ce post sur cette 15 ieme journée et la suite sera plutôt axée sur mes ressentis et mon mode de vie au quotidien. Une vie de pisseux qui fait déjà le bonheur de ma nounou adorée. Nathy a déjà jeté tous mes slips de grands et compte maintenant revoir la charte du pisseux…Si on annonce une sécheresse dans l’hexagone ce ne sera certainement pas dans ma couche…L’été sera chaud et humide en ce qui me concerne.

Vendredi 13 Mai 12 ième jour après injection.
Je peux affirmer maintenant que je ne contrôle plus vraiment mes sphincters. Je passe du stade normal à envie soudaine et j’ai beau rester en position fermée, le flot de pipi finit par se répandre dans la couche. Pas de gros pipis. Ca représente à peu près un verre d’eau. Mais c’est suffisamment soudain pour interdire toute sortie sans couches désormais. En fin de journée ce Vendredi, je me décide à aller faire quelques courses. Et là je vous avoue que vous n’en menez pas large lorsque votre zizi mouille la couche en public. Votre souhait le plus cher c’est alors « pourvu que la couche tienne ».
Et conformément à la loi de l’emmerdement maximum, le pipi survient toujours en caisse devant le sourire de l’employée. Il n’y a que les nuits où paradoxalement je me réveille souvent avec un zizi bien dur et couche pas mouillée (enfin je n’en suis pas sur). Sans doute le pipi du matin que mon corps réussit par je ne sais quel miracle à retenir. Car en fait je pense faire pipi la nuit mais ce n’est qu’au matin que le dernier pipi imminent me sort du sommeil. Le bilan après ces 12 jours « d’incubation » est plutôt franchement positif. C’est beaucoup plus humiliant de faire des pipis incontrôlés que de porter une sonde. Car avec une sonde c’est de l’incontinence totale, tandis que là c’est par moment de façon soudaine sans réelle avertissement préalable.

Mercredi 11 Mai 10 ième jour après injection.
La régression suit son chemin. Parfois j’aimerais que ça avance plus rapidement. pisseux3Le corps est décidément une sacré machine. Hier j’étais chez des amis en extérieur et j’ai fais quelques pipis mais après un moment j’ai pu, sans savoir pourquoi ni comment, bloquer ma vessie et lorsque je suis arrivé chez moi j’ai voulu mesurer le volume résiduel : plus de 500ml. Incroyable !! J’en ai parlé avec une de mes amie ainsi que Nathy et elles sont toutes les deux tombé sur la même analyse : c’est mon subconscient qui a du « réussir » ce blocage. J’étais le l’avoue un peu dépité, et la nuit n’a rien arrangé car réveil en couche sèche !! L’horreur !!…Ce matin je peux vous dire que j’étais énervé et je me suis demandé si j’allais mettre une couche pour aller travailler. A ce moment j’étais persuadé de l’échec de l’injection. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que je me plantais car à peine la couche enlevée et lors du brossage de dent j’ai senti une envie soudaine et irrépressible suivie de quelques 10 aines de gouttes tombant au sol. J’ai mesuré cette vessie et là à peine 20cl (déjà bcp plus normal). Finalement tout va bien… Vers 10h premiers pipis incontrôlés qui ont perduré toute la journée. Ouf !! J’ai flippé pour rien mais je suis toujours sur le cul de voir ce que le corps est capable de faire par action du subconscient.

Lundi 09 Mai 8 ième jour après injection.
Les journées se suivent et commencent à se préciser. Bien sur mes couches étaient trempées au réveil et la journée a été plutôt surprenante. Je n’ai pas bu plus que d’habitude cependant je suis dans l’incapacité de vous donner le nombre de « pipis » incontrôlés. C’est assez humiliant et terriblement excitant de sentir une envie soudaine et irrépressible et bien que je pense toujours garder mon sphincter fermé, je sens alors une chaleur dans la couche qui montre que le pipi se force un passage pour limiter la pression de la vessie. Que ce soit en marchant ou bien assis, le scénario est le même. Envie soudaine avec parfois une première alerte et un premier petit jet de 3 a 4 cl puis seconde alerte et là c’est déjà trop tard. La paralysie du sphincter strié s’installe peu à peu et le col vésical commence lui aussi à ne plus retenir grand chose…Les jours qui vont suivre seront à n’en pas douter très révélateurs de cette progression.

Samedi 07 Mai 6 ième jour après injection.
pisseuxRéveil couches trempées sans aucune conscience de les avoir mouillées. La veille j’ai eu de sérieux doutes. Un mélange de fatigue et de stress sans doute. Aujourd’hui je peux dire que je suis rassuré. J’ai été faire mes courses dans un hyper et je peux vous assurer que j’ai du faire 2 ou 3 pipis incontrôlés plus un autre dans ma voiture alors que je rentrais à la maison. Rien de plus humiliant que de mouiller ses couches en public sans pouvoir se retenir. L’effet semble prendre de l’ampleur pour ma plus grande joie.
Vive le Botox !!

Vendredi 06 Mai, 5 ième jour après injection.
Impression mitigée.
Couches trempées au réveil (ça c’est vraiment le top), mais journée plutôt singulière. A Midi toujours aucun pipi dans la couche et ça commençait à m’inquiéter. Juste après manger enfin le premier pipi mais un peu trop contrôlé à mon gout. Lorsque je suis rentré, j’ai refait le test d’hier à savoir ma capacité de retenue vésicale. 20 cl puis un second test à 25 cl.
Symptômes identiques, grosse envie soudaine et après un ou deux alertes ma vessie se vide involontairement. Nous n’en sommes qu’au 5 ième jour aussi je me dis que la situation va certainement évoluer. 25 cl c’est à 5 cl près la capacité « normale » des premiers symptômes d’envie d’uriner pour une personne continente. A 500 c’est l’envie impérieuse.
Sur l’aspect éjaculation pas de changement à noter, tout fonctionne parfaitement de ce coté là. Je voulais ajouter aussi (pour répondre à une question sur le forum de ABK)que l’injection n’ouvre pas les sphincters mais réduit leur action de façon considérable ce qui fait que les risques infectieux sont en théorie nuls.
Affaire à suivre…

Jeudi 05 Mai :4 ieme jour après injection.
Les effets sont désormais visibles. Ce matin la couche est bien trempée et le lit a aussi souffert. Abena X plus médium pour la journée et hop au travail. Comme d’habitude vers 09H00, je sens l’envie de faire pipi (comme les jours précédents) alors je « laisse aller ». Vers 11h00 même chose. La couche commence à devenir lourde mais elle tiendra la journée (je suis habitué). L’après-midi se passe sans problèmes et à plusieurs reprises l’envie de faire pipi me prend mais cette fois-ci je me retiens (du moins je le pense)….Étrangement je constate que la couche semble être plus lourde et pisseuse qu’à 11h00. Et puis aussi cette drôle de sensation de moins sentir l’envie après avoir eu une ou deux alertes pipi.
Je me demande si j’arrive vraiment à retenir quelque chose. Pour en avoir le cÅ“ur net je rentre chez moi en fin d’après midi et j’enfile un slip de grand, histoire de voir si j’ai des fuites. Tout semble être normal jusqu’à ce que je sente une première envie (qui vient d’ailleurs assez rapidement sans prévenir). Un peu comme si vous passiez du stade « tout va bien » au stade envie impérieuse. Bref, je me retiens, tout va bien. La seconde alerte m’a alors vraiment surpris. Je me retiens et là je vois un flot de pipi envahir le slip et couler au sol…Je n’en reviens pas…Je viens de perdre le contrôle. Pour savoir à quelle quantité mes sphincters me lâchent j’ai fait le même test avec un doseur de cuisine. J’ai bien sur attendu normalement de sentir à nouveau cette envie puis je me suis retenu jusqu’à ce que les sphincters me lâchent. Résultat : 15 Cl de pipi. C’est extrêmement déroutant, mais bon cela signifie que l’injection porte ses fruits. Nous n’en sommes qu’au 4 ieme jour. Je suppose que dans les jours qui vont suivre, c’est cette envie qui va progressivement disparaitre ne me laissant plus d’indication sur le moment où bébé va mouiller la couche.
Je suis super content du résultat, et Nathy saute de joie aussi…

Les données chiffrées

Tout d’abord parlons prix.
Tarifs:
L’injection en elle-même m’a coûté 853 Dt + 1400 Dt de Botox (2 bouteilles).
Soit un Total de 2253 Dt ce qui correspond à 1150 € environ.
Ce à quoi il faut bien sur ajouter le coût du voyage et l’hôtel.
Avec la compagnie Transavia, le voyage n’est pas excessif. Ils proposent le billet aller retour pour 200 €/Personne environ. L’hôtel est lui aussi assez raisonnable au niveau prix. Il faut savoir qu’en Tunisie le salaire de base ne dépasse pas les 150 €/Mois, soit 300 Dinars. Pour vous donner une idée, l’infirmière en chef de la clinique gagne un peu plus de 160 € et je peux vous assurer qu’elle connaît bien sont métier. Bref, le pays est pauvre et le climat social assez confus. Ben Ali est parti mais la population n’est pas enthousiaste sur son avenir. Une population assez ouverte cependant (peu de barbus et de femmes voilées) et beaucoup de jeunes. Le climat est plutôt agréable et on a été vite dans le bain en arrivant avec Nathy.Pluie battante le Samedi soir en arrivant… Attention pour ceux qui voyagent en Tunisie, la carte Visa est à proscrire. Elle ne fonctionnait pas lorsque j’ai voulu régler l’hôtel. Nous sommes enfin arrivés à l’hôtel après 12 heures de voyages (fatiguant quand même).

L’opération :
Le Dimanche 01 mai à 10h00, consultation dans le cabinet de l’urologue.
Examen d’usage et échographie. Là il détecte une inflammation du col vésical et des lésions très certainement dues à mes conneries passées. c’est un point que je vais devoir surveiller de près. Il m’explique une dernière fois comment il va procéder. Il va utiliser 2 fioles de toxine botulique 500 unités (Dysport 500 – Ipsen Biopharm). Injection sur les 4 points cardinaux du sphincter strié ainsi que du col vésical à deux profondeurs distinctes soit 8 + 8 injections.
11h00 arrivée à la clinique. Une clinique ultra-moderne et ouverte depuis 3 mois. Il faut dire que le tourisme médical est en plein essors en Tunisie.
Personnel 5 fois plus nombreux que dans les cliniques françaises et à nos petits soins Nathy et moi.
11h30 Descente au bloc opératoire. 2 chirurgiens (mon urologue et son assistant) ainsi qu’un anesthésiste sont là.
On m’injecte un antibiotique pour prévenir tout risque.
11h40, Anesthésie de la partie inférieure du corps. Là j’avoue que j’ai flippé car je m’attendais à une anesthésie locale et j’ai eu le droit à une péridurale.
12h00 le travail est terminé et on me fait patienter dans une salle de réveil le temps que je puisse commencer à bouger un pied.
15h30 : Retour à la chambre (Ils avaient du mettre la dose)
17h30 je sors de la clinique.

Premiers effets notables :
Le soir même vers 21 heures, premier pipi sans douleur avec un peu de sang (ça c’est normal). Les premiers effets ont commencé à se faire sentir le lendemain caractérisée par une difficulté à pouvoir me retenir, un peu comme une sorte d’envie impérieuse d’uriner.
Le lendemain nous sommes retournés voir l’urologue pour une visite de routine afin de faire un premier bilan. Aucune douleur suite à l’opération si ce n’est un bleu dans le dos causé par l’anesthésie. Coté miction, de légères traces de sang mais sans gravité.

Le retour en France :
Mardi matin, retour en France. Je me lève avec un zizi matinal bien dressé. Pas de pipi dans la couche.
Deux minutes après le levé, le zizi redevient normal et là c’est le premier pipi incontrôlé…Heureusement que j’ai la couche.
Nathy est super contente.
On a repris l’avion très tôt direction la France. Dans l’avion ça a ensuite été 1 pipi à l’heure. Avec la difficulté de me retenir, alors je laisse aller.
Un petit gamin assis juste devant nous dit à sa maman « ça sent pas bon » . parlait-il de l’odeur de la couche ou d’autre chose, je ne le saurais jamais.
Arrivée à l’aéroport, changement de couche, elle est pleine…
Puis nous arrivons enfin à la maison. Cette nuit j’ai bien sur fait pipi dans la couche et je n’ai pas de souvenir. Seul un lit un peu humide et une couche trempée témoignent de l’humidité de mon sommeil. Il faut dire que j’étais crevé. Je me suis couché à 22h00.

Premier Bilan :
Il est encore un peu tôt pour tirer un bilan de cette opération.
Les effets de la toxine vont progresser de jours en jour pour atteindre leur vitesse de croisière d’ici le 15 mai. Je vais donc relater cette lente et délicieuse régression jour après jour.

Mon ressenti :
Un sentiment d’impuissance et de plénitude. Avec cette solution je prends beaucoup moins de risques qu’en continuant de jouer avec la sonde. Fini les infections urinaires et les flips quotidiens à prendre ma température tous les jours pour tenter de détecter une hypothétique infection. Je peux prendre des bains ce qui était impossible avec la sonde et ça c’est royal. Sur le sentiment d’impuissance face à l’incontinence, je l’ai déjà expérimenté avec la sonde donc ça ne me fait pas peur.
C’est plutôt sentir mon sphincter me lâcher et ces petits picotements ou bien cette envie de faire pipi avec juste derrière un « mince trop tard » qui m’animent en ce moment.
Comment va réagir mon corps ces 15 prochains jours ? je suis curieux, excité et impatient de le savoir.
Si vous avez des questions à poser par rapport à cette expérience n’hésitez pas.
Je me ferai une joie de vous répondre.

Merci à ceux qui me soutiennent dans cette drôle de renaissance.

Vers une renaissance…

Ou un mieux être, tel est le sentiment qui m’habite depuis maintenant un mois. A 15 jours du Graal, ma détermination reste intacte et je ne conçois plus de vivre sans cet « handicap ». Lorsque je dois quitter la sonde c’est toujours à regret et j’avoue vivre de moins en moins bien l’état de continence. Le cerveau est une bien étrange machine. L’addiction à cet état de pisseux a été sans aucun doute renforcé et légitimé par la rencontre de Nathy il y a maintenant presque 2 ans. Sentir une épaule bienveillante qui vous guide et vous encourage vers cet état régressif. C’est ce qu’elle m’apporte et ce n’est pas rien. Il est vrai que je me sentais un peu seul devant ce que je considérai aussi comme une perversion. Le fameux triangle ABDL dans lequel on retrouve la culpabilité… En fait c’est une accumulation de plusieurs rencontres. Tout d’abord Perla, avec cette phrase qu’elle m’a lancée un jour et qui sonne comme une vérité absolue « Pisseux un jour, pisseux toujours ! » Une Nana extraordinaire qui à su me déculpabiliser. Puis Michel, qui en fait pratique le sondage à demeure depuis des lustres….Enfin mon cercle de connaissance et d’amis évolue. Puis en Juillet 2009, je fais la connaissance de Nathy; femme de pisseux. Présentée par son mari et j’ai tout de suite vu en elle le potentiel et l’amour pour ce monde si particulier. Compte tenu de la proximité, nous nous voyons régulièrement et elle a largement contribué à me faire régresser comme je l’ai toujours souhaité au fond. Notre relation n’est pas au sens strict du terme basé sur le le rapport Nounou/Bébé. D’ailleurs ce n’est pas ce que je recherchais. Elle a vite compris que mon désir secret était de progresser dans cette régression (même si ça fait drôle de l’écrire). Elle a su par ses mots et sa présence régulière m’amener à ce que je suis maintenant. Accroc aux couches culottes et aux pipis incontrôlés. Jusqu’à finalement déprimer lorsque je mets des slips de grands qu’elle déteste. La cerise sur le gâteau c’est pour bientôt où je vais enfin pouvoir me passer de sonde et être sans tricher ce que j’ai toujours rêvé de devenir. l’été sera très certainement très chaud !! L’urologue vient de me préciser que les bouteilles sont à son cabinet….il ne reste plus qu’à pratiquer cette injection vers une renaissance tant rêvée. Bien sur et pour faire suite à vos commentaires, je vais vous donner tous les détails technique de cette opération (coût – durée – mode opératoire). Je vais aussi être plus présent sur le blog afin de relater au mieux jour après jour les effets de cette injection. C’est un peu une première dans le monde AB, aussi je me dois d’être le plus précis possible pour ceux qui souhaiteront à leur tour vivre cette expérience. En tous les cas, merci pour votre soutien car c’est aussi un peu grâce à vous que ce blog perdure. Grâce à vous aussi que cette régression suit son cours et que ma détermination reste intacte

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