Après avoir lu un grand nombre de récits consacrés à l’univers ABDL, un constat s’est rapidement imposé à moi : Le manque de créativité. Les scénarios se ressemblaient tous, les intrigues étaient souvent réduites à leur plus simple expression et le style d’écriture peinait à donner de l’épaisseur aux personnages. Très vite, j’ai eu l’impression que tout tournait en rond.
Il manquait, selon moi, « l’histoire dans l’histoire ». Plutôt que de centrer le récit uniquement sur les couches et la régression, je voulais offrir une dimension plus vaste, avec de véritables enjeux, des personnages crédibles et une intrigue capable de captiver même un lecteur qui ne connaîtrait rien à cet univers. En somme, je voulais écrire un véritable roman, dans lequel la thématique ABDL ne serait qu’un élément d’un ensemble beaucoup plus riche.
Je me suis donc prêté à l’exercice.
L’idée est venue assez naturellement : créer un personnage féminin possédant une partie de mes propres traits de caractère. Rebelle, insolente, imaginative et incapable de rentrer dans les cases, Anne-Sophie s’est imposée presque d’elle-même. Avec son humour décapant, son autodérision permanente et sa fâcheuse tendance à partir dans des digressions aussi absurdes qu’amusantes, je me suis très vite attaché à elle.
Restait à lui offrir une existence. Une histoire. Un passé. Une légende.
Le premier manuscrit a été rédigé relativement vite. Mais, une fois terminé, je me suis rendu compte qu’il fallait presque tout reprendre. Certains passages manquaient de crédibilité, d’autres souffraient d’incohérences chronologiques ou de facilités narratives. J’ai donc entièrement retravaillé le texte afin de le rendre plus solide, plus cohérent et plus immersif.
Dans Mémoires d’une pisseuse, j’ai également glissé une part de moi-même. De manière discrète, presque invisible, j’y ai semé des références à ma propre vie. Par exemple, chacun des principaux personnages féminins porte le prénom d’une de mes anciennes compagnes.
J’y ai également disséminé plusieurs Easter eggs destinés aux observateurs les plus curieux. Certains concernent notamment ma fascination pour l’histoire du IIIᵉ Reich . Fascination exclusivement historique, militaire et documentaire, qu’il ne faut évidemment pas confondre avec une quelconque admiration pour le régime nazi ou son idéologie.
Ceux qui aiment chercher les détails cachés auront sans doute plaisir à les découvrir au fil des pages. Certains sont même dissimulés dès les premières pages.
La genèse
21 juillet 2026


